Bio

Véronique Torgue nasce in Francia nel 1968 dove studia pittura e fotografia all’ Ecole nationale supérieure des Beaux Arts de Lyon.
Vive a Torino dagli anni novanta, dove ha lavorato nel restauro e la decorazione per infine consacrarsi oggi principalmente ad un percorso artistico.

La sua poetica è dedicata a forme di esperienze conoscitive ed emotive. Lavora su quello che c’è e quello che manca, sui pieni e sui vuoti, su quello che è da riparare o da evidenziare.

Usa la foglia d’oro per sottolineare, svelare, dare nuova vita, con dorature sia effimere che permanente. Da luce alle cicatrici create dalle esperienze di vita, ricomponendone ed esaltandone le rotture.

Il suo lavoro con la foglia d’oro è iniziato con interventi di street art più di dieci anni fa, partendo dalla raccolta dei sampietrini dimessi ed abbandonati nella città. Questi porfidi venivano rivestiti di foglia d’oro e reintegrati nelle lacune della pavimentazione urbana, come fossero tessere preziose ed effimere di un grande mosaico.

Oltre a pavimentazione e facciate, si dedica a forme e ad espressioni sempre più intime.

Il suo ultimo lavoro la serie intitolata Cadavres-Exquis (cadaveri-squisiti, perchè è presto diventato un gioco partecipativo come quello inventato dai surrealisti francesi ) consiste in un arbitraria biografica scelta di parole che vengono dorate ed esibite come insegne.
Dalla loro accumulazione emerge un paesaggio interiore al quale ognuno può prendere parte sia immedesimandosi che portando la propria suggestione.

Ha partecipato a mostre collettive e residenze artistiche in Italia e in Francia.

foto di Maren Ollmann

Français:

Véronique Torgue est née en France en 1968 où elle étudie peinture et photographie à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Lyon.
Elle vit à Turin depuis les années 90, où elle a travaillé dans la restauration et la décoration avant de se consacrer principalement à un parcours artistique.

Sa poétique est dédiée à des formes d’expériences cognitives et émotionnelles. Elle travaille sur ce qui est là et ce qui manque, sur les pleins et les vides, sur ce qui doit être réparé ou bien, mis en valeur.

Elle utilise la feuille d’or pour souligner, dévoiler, donner une nouvelle vie, avec des dorures parfois éphémères , parfois permanentes. Elle met en lumière les cicatrices créées par les expériences de vie, en recomposant et en rehaussant leurs ruptures.

Son travail avec la feuille d’or a commencé par des interventions de street art, une dizaine d’année auparavant. À partir de la collecte des pavés délogés et abandonnés dans la ville. Ces Pavés recouverts de feuilles d’or étaient réintégrés à nouveau dans les lacunes ,les trous de la chaussée urbaine, comme s’il s’agissait de tesselles précieuses et éphémères d’une grande mosaïque.

Outre les chaussées et les façades, elle se consacre à des formes et des expressions de plus en plus intimes.

Sa dernière œuvre, la série intitulée Cadavres-Exquis (parce qu’elle est vite devenue un jeu participatif comme celui inventé par les surréalistes français), consiste en une sélection biographique arbitraire de mots dorés et exhibés comme des enseignes.

Leur accumulation fait émerger un paysage intérieur auquel chacun peut participer, soit en s’y identifiant, soit en apportant sa propre suggestion.